Depuis l’avènement du numérique, on constate l’émergence de nouveaux secteurs d’activité et métiers. L’infopreneuriat fait partie de ces filières du web qui connaissent un franc succès ces dernières années. Mais si vous encaissez de gros volumes d’argent en ligne, il va falloir prendre quelques précautions pour éviter les blocages.
Vendre son savoir en ligne à travers des formations vidéo, du coaching, des ebooks, des abonnements ou du contenu exclusif est une activité qui peut être lucrative. Lorsqu’une formation devient virale ou qu’une promotion cartonne, les ventes peuvent grimper très vite, en l’espace de quelques heures parfois. Une bonne nouvelle pour vous, mais qui peut s’avérer mauvaise si vous n’aviez pas pris les bonnes précautions en amont. Parce que ce que vous voyez comme un véritable succès peut être perçu comme une activité suspecte par les robots des processeurs traditionnels. Et c’est là que le bât blesse. Vous vous retrouvez avec vos fonds bloqués, parfois sans date de retour précise de la part de votre processeur de paiement. La solution? Des processeurs de paiement à moyen ou haut risque. On vous explique comment ça marche.
Comment fonctionne un processeur de paiement à haut risque
Un processeur de paiement est un outil ou un prestataire qui sert d’intermédiaire entre votre client et votre compte bancaire lors de vos transactions financières. C’est lui qui s’occupe de la transmission sécurisée des données de paiement, vérifie la disponibilité des fonds et valide la transaction. On distingue principalement deux types de processeurs de paiement à savoir le processeur standard et le processeur à risque. Le premier s’adresse aux entreprises ayant des taux de fraude et de litige très faibles. Le second, le processeur de paiement marchand à haut risque lui, convient mieux aux secteurs jugés instables par les banques traditionnelles comme l’infopreneuriat, le gaming, les contenus adultes, et bien d’autres. Le niveau de risque varie selon le secteur d’activité.
Bien que ces deux types de processeurs jouent le même rôle, ils ne fonctionnent pas de la même façon. Avant de valider votre compte, le processeur à haut risque étudie le modèle économique de votre business. Il examine entre autres le nombre de clients, le taux de remboursement attendu, le fonctionnement de la facturation et tout ce qui nécessite d’être vérifié. Si l’examen est concluant, le prestataire configure votre compte pour encaisser des montants qui varient fortement d’un mois à l’autre, de sorte à ce que les hausses ne déclenchent pas une alerte automatique. C’est d’ailleurs ce qui le différencie principalement du processeur standard. Ce dernier est réputé pour bloquer les fonds dès qu’il y a une hausse qu’il considère comme trop élevée pour votre activité.
Par ailleurs, au cas où vous vous poseriez la question, les processeurs de paiement à haut risque sont parfaitement légaux. L’appellation “haut risque” qui peut prêter à confusion, ne signifie pas que l’activité est illégale ou douteuse. Elle veut simplement dire que c’est un secteur qui génère statistiquement plus de litiges, plus de remboursements, ou des pics moins prévisibles que la moyenne. En outre, ils sont soumis, comme c’est le cas de n’importe quel acteur du paiement, aux règles de conformité.
Pourquoi les pics de vente soudains alertent les robots des processeurs traditionnels
Pour comprendre ce qui ce passe, il faut regarder du côté du fonctionnement des processeurs traditionnels. Les processeurs de paiement classique fonctionnent avec des systèmes de détection de fraude automatisés. Ce sont des robots programmés pour comparer en permanence le volume de transactions d’un compte avec son historique habituel. Tant que les transactions respectent un certain seuil, tout va bien. Mais lorsqu’un écart est jugé un peu trop important, le système suspecte une anomalie et bloque les fonds le temps d’une vérification qui peut durer plusieurs jours, voire des semaines.
Un infopreneur qui encaisse par exemple en moyenne 3 000 € par mois et qui se retrouve grâce à une campagne, avec 30 000 € de ventes la semaine est une anomalie pour l’algorithme. Le système ne fait pas la différence entre une campagne réussie et une carte volée qui serait utilisée de façon intense sur votre compte. Il va donc suspendre votre compte, bloquer vos fonds et demander des justificatifs. Les produits numériques n’étant pas les plus faciles à prouver, cela peut prendre un certain temps avant que vous ne puissiez entrer en possession de vos sous, si vous y arrivez.
Un compte haut risque protège mieux votre business
La question n’est pas de savoir si vous connaîtrez un jour un pic de ventes, mais plutôt quand. Et le jour où ça arrive, la dernière chose dont vous avez besoin, c’est d’un compte bloqué en pleine promotion. Si vous voulez encaisser des paiements de gros volumes sans risques, il faudrait peut-être envisager un processeur de paiement à haut risque. D’ailleurs, il est le plus adapté pour un secteur comme l’infopreneuriat où l’activité peut fluctuer énormément. Il est spécifiquement conçu avec des outils adaptés aux besoins du secteur comme la gestion des hausses, le suivi des litiges et remboursements, et parfois des solutions de secours en cas de blocage temporaire d’un compte principal.
En tant qu’infopreneur, avant de souscrire à un processeur de paiement, vous devez déterminer vos besoins réels et faire le bon choix. Ainsi, vos flux financiers ne souffriront d’aucune interruption.





0 commentaires