mercredi , octobre 11 2017
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Entretenir son système d’assainissement autonome

Chaque domicile consomme de l’eau potable et produit des eaux usées dites domestiques. Ces dernières résultent des différents usages domestiques de l’eau. Ces eaux usées se composent alors des eaux ménagères – cuisine, salle de bain, machine à laver notamment – mais aussi des eaux vannes qui proviennent des rejets des toilettes. Chargées d’une pollution dite organique – détergents, graisses, solvants, débris organiques, germes fécaux par exemple – qu’ils convient alors de traiter, d’assainir.

L’assainissement a pour visée de collecter ces eaux usées d’origines domestiques, de les débarrasser des polluants avant de rejeter l’eau « nettoyée » dans le milieu naturel. Mais cela, c’est pour ceux qui ont la chance d’être relié au tout-à-l’égout, on parle alors d’assainissement collectif. Pour les autres – environ 1/5 de la population française – ils doivent mettre en place un assainissement individuel. Dans un périmètre défini et délimité situé à proximité de l’habitation, ces derniers installent un dispositif de collecte des eaux usées, une fosse toutes eaux assurant un prétraitement anaérobie, un dispositif d’épuration par épandage puis un système assurant le rejet des eaux nettoyées par dispersion dans le sol.

Dans le cas des habitations disposant d’un système d’assainissement individuel – également appelé autonome ou non collectif – il est indispensable de veiller à l’entretien régulier de l’installation et surtout la fosse toutes eaux. Et ce, pour prévenir des mauvaises odeurs, des risques sanitaires et pour prolonger la durée de vie du matériel. Alors comment s’y prendre, vers qui se tourner ?

Entretien du système d’assainissement autonome

Un entretien régulier et des mesures de prévention permettent de garantir en bon état de fonctionnement l’ensemble du dispositif dans sa globalité.

La vidange de la fosse toutes eaux ou fosse septique : recourir au service de professionnels

Il est important de vidanger la fosse septique lorsque les boues atteignent 50 % du volume de la fosse. Et pour le vérifier, il suffit de prendre un bâton de la profondeur de la fosse et de le plonger dedans, de le retirer et de voir à quel niveau les boues arrivent. Pour cela, il y aura une trace sur le bâton. En règle générale, il convient de procéder à la vidange tous les quatre ou cinq ans si elle fonctionne normalement, est entretenue régulièrement et a été correctement dimensionnée par rapport aux besoins.

Ensuite, mieux vaut en référer aux mains expertes d’entreprises spécialisées dans la vidange des fosses septique. Ces dernières sont d’ailleurs reconnues par la préfecture. Cela permet de préserver son bon fonctionnement mais surtout veiller à ce que cela soit fait dans les règles de l’art et surtout en toute sécurité. En effet, il convient de laisser un fond de boues – pour réactiver le processus de prétraitement – de remettre en eau après avoir laissé un temps pour éliminer le gaz toxique – H2S – notamment. Et cela, ne peut être fait que par des professionnels qui en ont l’habitude et surtout le matériel adapté. 

Les gestes de prévention à adopter pour garantir le bon fonctionnement de son système d’assainissement

Pour faciliter le bon fonctionnement du système d’assainissement non collectif, il convient d’adopter les bons gestes. Il est d’ailleurs fortement recommandé de les récapituler dans un cahier pour un meilleur suivi. Cela sera d’ailleurs très utile en cas de contrôle du SPANC.

Les gestes de prévention

Les regards doivent être accessibles à tous moments. La zone recouvrant le dispositif entier ne doit pas être recouverte de bitume ni de béton.

Pour éviter la casse, le stationnement, la circulation ou encore le stockage de charges lourdes est tout simplement impossible. En parallèle, pour éviter que des racines ne viennent endommager la structure, la surface sera enherbée tout simplement.

Les huiles de friture, de vidange, les peintures et tout autre produit corrosif et/ou dangereux seront récupérés puis valorisés après leur dépôt en déchetterie. Les lingettes, les serviettes hygiéniques et autres préservatifs seront quant à eux jetés dans une poubelle pour éviter de venir colmater l’ouvrage. D’ailleurs, ces règles s’appliquent aussi dans le cas d’un assainissement de type collectif.

Les étapes de l’entretien régulier

Au sein des modules destinés au prétraitement

Tous les six mois, les graisses situées en surface du bac dégraisseur seront retirées. Elles le seront aussi le jour de la vidange de la fosse toutes eaux.

Le préfiltre de la fosse toutes eaux sera débarrassé des matières présentes et ce, deux fois par an, tous les six mois. Pour ceux fonctionnant avec de la pouzzolane, les composants seront remplacés à chaque fois que la vidange de la fosse aura eue lieue.

Au sein du poste de relevage, tous les deux mois, il sera utile de vérifier au bon fonctionnement en actionnant le clapet anti-retour, le système d’alarme ou encore les poires de niveau. Ce geste effectué tous les deux permettra également de nettoyer les parois au besoin.

Au sein des modules destinés au traitement

La boîte de répartition, fera elle aussi, l’objet d’une attention particulière tous les six mois. Et, pour cela, il faudra vérifier la bonne répartition des eaux vers le tuyau d’épandage sans oublier d’enlever les éventuels dépôts. Ensuite, il convient de vérifier également l’absence d’eau dans la boîte de bouclage. Pour finir, par vérifier l’absence de montée d’eau dans le regard de la boîte de collecte tout en retirant – si tel est le cas – là encore les éventuels dépôts.

Au sein du module d’évacuation

Tous les ans, il est nécessaire de vérifier l’absence d’obstruction du tuyau d’évacuation.

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